Représentation du 10 juin 2011
Le 10 juin 2011, sur la scène du Théâtre Alexandre Dumas se produisaient les trente-six élèves de la classe Théâtre :
Un spectacle sous le signe de la passion et de l’émotion !
Le 10 juin dernier, au Théâtre Alexandre Dumas, l’émotion était à son comble. Tous, famille, amis, membres de l’équipe éducative de Saint Erembert, étaient venus applaudir la prestation de la deuxième promotion de la Classe Théâtre. Les élèves n’étaient pas moins émus. Au terme d’une année de travail d’écriture et de cours d’art dramatique sous la direction de leurs professeurs talentueux et passionnés, Messieurs Pieri et Vaendële, ils disposaient de deux heures vingt pour distraire, étonner, enchanter, subjuguer la salle… avant de devoir se séparer, et mettre ainsi un terme à cette année extraordinaire.
Une fois les spectateurs installés et l’agitation passée, le spectacle put commencer. Le décor était planté : après nous avoir entraînés en 2010 pour sa première édition dans la troupe de Molière, c’est cette année au temps des philosophes des Lumières que nous fit voyager la seconde Théâtre ! Voltaire, Diderot, Rousseau… Le but de ces brillants esprits rassemblés était de fabriquer une « Encyclopédie portative » -référence à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et au Dictionnaire portatif de Voltaire (peut-être aussi au tout récent ipad ?) -, la pièce, truffée de références au XVIIIème siècle, se révéla être une véritable jubilation intellectuelle. Les dialogues fourmillaient de trouvailles linguistiques, de saillies de langage ou de clins d’œil humoristiques…
Une multitude de talents
Le Duc de Choiseul, Louis XV, Madame du Barry et Fragonard, Madame de Saint Denis, Madame de Rosemonde, les « Bêtes » de Marivaux, Parmentier et son fidèle acolyte… Personnages historiques, fictifs, ou reprises littéraires, les portraits se succédaient, en même temps que s’enchaînaient avec virtuosité les répliques, les tirades, remarquablement écrites, et les réparties, souvent très drôles. Les rôles nous parurent spontanément bien distribués, et chacun s’émerveilla, qui de son propre enfant, mais aussi de tel autre, étonnamment juste, voire réellement brillant. Les plus timides avaient réussi à vaincre leur appréhension ; quelques-uns, par leur seule présence, parvenaient à faire rire ou à émouvoir la salle entière ; d’autres, enfin, éclataient de talent.
Un thriller sombre et déjanté
« Ombre, Lumières… et pommes de terre » : à l’image du titre, la pièce se révéla tout en contrastes, et se fit le reflet d’un véritable mélange des genres. S’y succédèrent des tableaux de salons et des scènes de valets, des épisodes dramatiques, voire pathétiques, et des moments rocambolesques…Puis, le spectacle bascula pour prendre des allures de comédie policière. Une énigme élucidée par l’inénarrable Parmentier et son inséparable allié Nicolas (reprise drolatique du thème du maître et de son valet), qui donna lieu à quelques morceaux de bravoure irrésistibles !
Une soirée inoubliable…
Au terme du spectacle, nous étions, à l’image des élèves, rires et émotion mêlés, car nous savions, comme eux, que cette année était terminée. Cette classe leur aura apporté ce rêve-là : découvrir l’expérience de l’écriture sous la direction de professeurs passionnés, et pouvoir interpréter en costumes « leur » pièce sur la scène d’un vrai théâtre. Oui, cette soirée-là était incroyablement gaie - et un peu triste à la fois. Elle avait le goût des grandes « Premières », mais aussi celui des dernières fois.
Alors… merci à tous ceux qui ont permis cette formidable aventure… et rendez-vous l’année prochaine !
Agnès Descombes